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         ENSEIGNEMENT
           SECONDAIRE
                   AU
            CAMEROUN :

DES ELEVES EN TRANSES
 

 
 
 
 
 
 
 
 

KOM Bernard
Mathématicien
Chercheur indépendant
Douala-Cameroun
 
 
 
 
Cela fait quelques années maintenant qu’un certain phénomène peu orthodoxe a cours dans les établissements scolaires du Cameroun, un phénomène qui donne à penser, et qui est venu rompre la quiétude classique qu’on a connu auparavant dans ces milieux.
De plus en plus récurrent ces dernières semaines (octobre 2005 – novembre 2005), le phénomène de transe des élèves a presque définitivement acquis droit de cité dans l’enseignement secondaire général.
De jeunes élèves qui viennent à tomber subitement, puis à gesticuler et encore à dire des choses assez étranges, voilà la triste réalité. Ce spectacle extraordinaire qui semble remonter à deux (02) ou trois (03) ans déjà, à force de manifestations, est au risque de se banaliser pour devenir ordinaire, et pourtant il devrait de plus en plus être pris au sérieux. Le taureau a apparemment été jusque là pris par la queue, telles qu’en témoignent les résurgences et les récidives de ces derniers temps, alors qu’il est question de sauvegarder la sécurité spirituelle d’enfants innocents qui ne demandent qu’à s’instruire.
La présente contribution à la compréhension, et voire à l’éradication de ce danger fait d’abord un flash-back sur des faits y relatifs, examine quelques propos de témoins oculaires et victimes, jette un regard sur les symptômes manifestés par les victimes, les explications avancées, les thérapeutiques adoptées, et fait ensuite des constats et des analyses.
La présente étude s’attarde aussi sur deux faits quelques peu troublants ayant eu lieu en milieux scolaires, tout autant susceptibles d’éclairer notre lanterne, pour enfin dégager des leçons générales et des questions en suspens, toutes pouvant permettre de mieux cerner le problème.
 
UN RAPPEL CHRONOLOGIQUE DES FAITS
Ci-dessous un tableau non exhaustif récapitulatif de quelques établissements d’enseignement secondaire du Cameroun qui à ce jour ont déjà été victimes de ce syndrome mystique, si l’on peut désigner ainsi le phénomène.
ANNEE
ETABLISSEMENTS
OBSERVATIONS
2002
Collège islamique Cheikh Amhdam (Ngaoundéré)
13 (treize) filles en transe le 16 novembre 2002
2003
CETIC de Mora
Période : fin 2003
2003
Lycée de Foumban
Accusés : un élève et un enseignant. 
2003
Lycée de Matomb
Accusé : un responsable administratif scolaire .
2004
Lycée d’Akwa-nord
 
2004
CETIF d’Akwa
Séance d’exorcisme, mais récidive.
2004
Lycée classique de Mora
 
2005
Lycée de Mora
27 Sept 2005 + fin octobre 2005
2005
Lycée classique de Ngaoundéré
27 octobre 2005. Une cinquantaine de victimes. Fait non nouveau en ville. Pas de suspects dénoncés.
2005
Collège Libermann de Douala
Un cas en Tle A4, fin octobre 2005 : une fille.
2005
Collège de la Vina Ngaoundéré
Au moins un cas, fin octobre 2005 : une fille.
2005
Lycée Bilingue de Yaoundé (ESSOS)
Le 19 novembre : huit (08) élèves en transe.
 
D’autres informations lues dans la presse nationale par le passé, à l’instar des précédentes, situent le lycée de Foumbot et bien d’autres établissements, dans la liste des victimes.
Par ailleurs, une exploitation judicieuse des divers rapports d’enquêtes sur les faits, s’ils en existent, permettrait de remplir un tableau comme le suivant, toujours dans le but de se faire une meilleure idée de la chose.
 
Etablisse
ments
Privé
Public
Date du phénomène
nombre de victimes manifestées
Nombre d’accusés.
Observ.
 
 
 
 
 
Filles
Garçons
Elèves
Enseignant
Resp. adm.
Suspects
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
QUELQUES PROPOS PLUS OU MOINS EDIFIANTS
 
Toujours recoupés dans les médias nationaux (cités en fin d’article), voici les dires de quelques témoins oculaires, et les symptômes et propos de quelques victimes recueillis pour le lecteur, par le journal MUTATIONS principalement, sous la plume de Dieudonné GAÏBAÏ.
 
Témoins oculaires
Ville
Date
Propos
01
TCHENDE (Proviseur)
Mora
Fin
sept. 05
« Neuf de mes élèves ont été victimes jeudi et vendredi dernier des hallucinations. Ils ont été transportés aussitôt à l’hôpital de district de Mora où ils ont reçu des soins intensifs. Pour l’heure, le calme est revenu, les élèves suivent les cours. Nous maîtrisons la situation. »
02
NDZIE (Infirmière de service)
Mora
Fin sept. 05
« Ils sont pour l‘essentiel agités, ils ont des hallucinations. Certains sont en état de dépressions et ont des troubles neurologiques »
03
HELE Florence (Classe de 4ème ) Victime
Mora
Fin sept. 05
« Je suis entrain de me rendre au champ pour les récoltes d’oignons. Je suis accompagnée de deux hommes vêtus de blanc»,
« Eric a pris mon cœur, qu’il me le remette. », « Je m’en vais chercher mon cœur au lycée ». (*)
04
FATIME
Mora
Fin sept.05
« Nous sommes cinquante trois (53) au lycée à avoir été pris »
05
Proviseur du Lycée Classique
Ngaoundéré
27 oct.05
« Ce matin, aux environs de 9 H, alors que la sérénité était de mise, le premier cas s’est déclenché en classe de 6ème. Nous avons mis à contribution l’infirmerie de l’établissement. Quelques minutes plus tard, d’autres cas ont été signalés, l’infirmerie s’est avérée trop étroite pour contenir tous ces élèves, nous les avons conduits à l’hôpital. »
 
 
Bobo Issa (un témoin)
Ngaoundéré
27 oct.05
« Celles qui par curiosité flânaient autour de l’infirmerie de l’établissement ou encore regardaient à travers les fenêtres de leurs classes ont aussitôt été atteintes par le phénomène » .
07
Sources du milieu traditionnel de N’déré
Ngaoundéré
27 oct.05
« Ces transes surviennent après la coupe des arbres au lycée classique en vue de la construction de la clôture de cet établissement. Les arbres constituant un gîte pour les esprits, il est souvent conseillé, surtout dans les lieux publics, de se rapprocher des autorités traditionnelles et religieuses afin que les sacrifices ou incantations nécessaires soit effectués »
08
Un enseignant ayant requis l’anonymat
Yaooundé (ESSOS)
19 nov.05
« C’était vers 11 heures. Moi-même j’ai vu deux enfants qu’on transportait à l’hôpital. C’était des scènes qui ressemblaient à des convulsions. », « Un de mes collègues parlait de pratiques de sorcellerie dont les élèves étaient victimes »
09
Bernard Balinguim (un surveillant. Général )
Yaoundé (ESSOS)
19 nov.05
« Il s’agit en fait d’enfants qui souffrent de maladies non signalées. Tous ces enfants ont des antécédents asthmatiques . Ils sont sous Ventoline. » 
« Il y en avait qui criaient, disant que des gens leur en veulent, et cherchent à les amener quelque part et qu’on devait les arrêter. J’ai personnellement porté assistance à deux élèves de mon secteur, appartenant à la classe de 4ème. »,
« Nous avons juste pu apporter une assistance sanitaire aux victimes de ces évènements. Nous avons ensuite instruit les parents d’approfondir le suivi médical des enfants »
 
(*) D’après le reportage de Canal 2 International, une chaîne de télévision nationale, la nommée HELE Florence ira creuser au pied du mât de drapeau de son établissement scolaire et y retrouvera bien son cœur ce jour là. ( voir images Canal 2 International.)
 
UNE PATHOLOGIE UNILATERALE
 
Etablissement après établissement, transe après transe, l’on réalise que les signes pathologiques sont quasiment les mêmes, à savoir :


-         hallucinations,
-         visions,
-         accès palustre,
-         fièvre,
-         convulsions,
-         troubles neurologiques,
-         dépressions,
-         agitations,
-         pleurs,
 
-         déclarations étranges,
-         Dénonciations d’enseignants ou de responsables scolaires.
 
 


Et c’est ainsi que cela suscite des interprétations diverses, tout naturellement.
 
QUELLES EXPLICATIONS ? QUELS TRAITEMENTS ?
Pour la grande majorité des observateurs, il s’agirait tout simplement d’un phénomène relevant de la pure sorcellerie. Mais cependant, certains autres n’y voient objectivement ou subjectivement, qu’une donnée explicable rationnellement.
Les premiers propos de M. BALINGUIM (voir précédemment) tenus dans Cameroun Tribune du lundi 21 novembre 2005, les propos dus à certaines indiscrétions du service des urgences de l’hôpital provincial de Ngaoundéré qui évoquent le paludisme et la fièvre dans Mutations N° 1521 du vendredi 28 octobre 2005, ou encore les conclusions du corps médical de l’hôpital central de Yaoundé qui penchent pour une hypoglycémie dans Mutations N°1536 du 22 novembre 2005, sont autant d’éléments attestant cette appréhension qui risque de s’avérer trop cartésienne par la suite.
Dans la même lancée, et un peu plus radicalement d’ailleurs, il y a la réaction de M. Emmanuel MPELE, proviseur du Lycée Bilingue d’ESSOS, dans Cameroun Tribune du mardi 22 novembre 2005 (voir www.cameroon-tribune.net). Parlant de l’événement du 19 novembre, il trouve qu’ « on ne peut pas parler d’hystérie collective », « les enfants n’ont pas mangé le matin », il s’agit « d’asthme et d’hypoglycémie », « ce ne sont pas des cas de sorcellerie. Il s’agit d’affections cliniques réelles ». Et l’homme conclut dans un orgueil de ‘’civilisé’’, que « les  Africains ont encore une mentalité prélogique », un snobisme encore caractéristique de beaucoup d’intellectuels africains.
 
Enfin, c’est le Dr Jules Flavien AMOUGOU chef de l’unité des urgences de l’hôpital de la CNPS à Yaoundé qui diagnostique que les élèves en transe n’ont pas de signes cliniques palpables, alors que ceux qu’ils ont reçus souffrent de maladies réelles.
 
De tous ces derniers points de vue rationalistes, les élèves victimes sont mis sous perfusion, dans la majeure partie des cas ou mis sous « Ventoline », comme dans le cas du lycée bilingue d’Essos. Il leur est recommandé de manger convenablement le matin, et aussi de consommer souvent du sucre et même d’en porter sur eux de temps en temps.
 
CONSTATS ET ANALYSES
Après la précédente vue d’ensemble du phénomène de transe dans l’enseignement secondaire au Cameroun, pourquoi ne pas dégager quelques indices dignes d’intérêts pour la compréhension de la question ? Ces indices sont nombreux et sont les uns les plus importants que les autres :
·        Les victimes jusque-là sont presque exclusivement des jeunes filles de la classe de 6ème en classe de 3ème,
·        La majorité de ces victimes ont en moyenne quatorze (14) ans et font la classe de quatrième (4ème),
·        Les filles victimes ont, dans plusieurs cas, dénoncé un élève, un enseignant ou enfin un responsable administratif de l’établissement, de les tenir mystiquement en otage.
 
Ces déclarations étranges des victimes traduisent indubitablement une implication de la sorcellerie dans ces transes. Ils s’en dégagent aussi que des personnes sorcières, des sectaires, etc. ont choisi désormais d’ensorceler la jeunesse, certainement en vue d’atteindre leurs ambitions matérialistes et satanistes. La préférence pour les filles de quatorze ans s’explique moins par le désir sexuel que par celui de puiser les énergies maximales (sexuelle, psychique, spirituelle etc.) qui sont celles d’une jeune fille pubère et pure. Si l’établissement scolaire est un centre éducatif, voilà que la malveillance humaine vient en faire un centre énergétique d’approvisionnement.
Voilà un constat majeur que l’on peut faire pour l’instant, en attendant certainement que des sophistes de malheur constituent de développer des thèses troubles en vue de dérouter l’opinion publique, sur le sujet.
·        De jeunes filles curieuses peuvent être infectées à leur tour, comme à Ngaoundéré, ce qui laisse penser que la transe des élèves surviendrait après une infestation instantanée de démons en un lieu.
·        Le nombre de victimes manifestées ou non peut atteindre la cinquantaine dans le même établissement scolaire.
·        Si la victime FATIME du Lycée de Mora précise que « nous sommes cinquante trois  (53) au lycée à avoir été pris », cela dévoile l’idée d’un club dans lequel il y aurait des garçons, à moins que cette dernière ou le reporter ait commis une erreur de grammaire, en ne notant pas ‘‘prise’’ au lieu de ‘’pris’’.
Si tel est le cas, de quel club pouvait-il s’agir ? Un club mystique invisible ou alors un des clubs autorisés au lycée ? On se souvient par exemple du cas du lycée de Foumbot, où les victimes manifestées avaient dénoncé un enseignant qui tenait avec elles une sorte de tontine en privé. D’autre part, tous les membres de tels clubs viennent-ils forcément à faire la transe un jour ou l’autre ? Sinon, que deviennent-ils plutard ? Des satanistes en puissance ou alors de petits anges ?
Ce constat nous oblige, parents et éducateurs bienveillants à jeter en permanence un regard scrutateur sur la vie et les activités des clubs culturels des établissements scolaires, car la sorcellerie est tous les jours de plus en plus raffinée, pour que de jeunes enfants puissent toujours la détecter autour d’eux. A en croire le mystique Patrick NGUEMADONG, « La sorcellerie est généralement un chemin de groupe », et il faut s’en prémunir.
·        La transe jusque-là n’a touché assez exclusivement que les établissements relevant de l’état (Lycée, CETIC, CETIF, etc.) et principalement les lycées. Simple hasard ? Peut-être que non, étant donnée la fréquence déjà un peu grande de la chose. Qu’en penser alors ? N’y aurait-il pas d’éducateurs ‘’trempés’’ dans le secteur privé de l’éducation ? Ou alors est ce que les prières souvent exécutées dans les établissements privés confessionnels ne contribueraient-elles pas à inhiber plus ou moins la possibilité de transe collective, quand on sait quelle est l’adversité des démons vis-à-vis de la foi ? Ou enfin, le monstre des transes aurait-il simplement choisi, pour l’instant, de laisser en réserve le secteur privé pour y implanter ses ‘’mines’’ plutard ?
·        La transe collective peut récidiver dans le même établissement scolaire ou dans la même ville, comme ce fut le cas au moins au CETIF d’Akwa ou encore à Ngaoundéré. Jusque-là les rites souvent perpétrés pour exorciser les lieux semblent n’avoir été que des solutions ponctuelles ou passagères, face à un mal qui se veut régulier. Puisque aux problèmes permanents il faut des solutions permanentes, peut-être que l’instauration de la prière dans les établissements publics ne serait pas très gênante. « Prévenir vaut mieux que guérir », dit l’adage.
·        Le phénomène peut se produire n’importe quel jour de la semaine (mardi 27 à Mora, jeudi 27 à Nagaoundéré, vendredi 19 novembre au lycée bilingue de Yaoundé, etc.) et a lieu principalement en matinée.
·        Du récapitulatif précédent, il découle que cinq provinces du pays (l’extrême nord, l’Adamaoua, le littoral, l’ouest, et le centre ) au moins ont été frappées ,chacune au moins une fois par le syndrome mystique. Le phénomène semble se dérouler surtout en période de fin d’année entre septembre et décembre. Bien sûr que si cela s’avérait réel à l’étude des divers rapports d’enquêtes, le malin s’empresserait illico de modifier ses programmes afin de brouiller les pistes, comme le veulent les lois sorcières.
·        Lorsque FATIME en transe, déclare que « nous sommes cinquante trois au lycée à avoir été pris. », elle ne peut ensuite dire par qui et comment, constate le reporter présent sur les lieux. Son attitude était-elle un refus volontaire, une conduite guidée par une peur donnée ou alors FATIME était - elle simplement bâillonnée mystiquement ? La dernière hypothèse serait plus probable, étant donnée la hargne avec laquelle ces victimes réclament souvent leur libération.
De même, dans Cameroun tribune du 22 novembre 2005, le reporter Alain TCHAKOUNTE fait un constat analogue de silence auprès de l’une des victimes. Tout autant à Ngaoundéré, deux faits viennent dévoiler ce mûr de silence, qui semble s’élever progressivement au-dessus de cette affaire :
-         Les élèves victimes cette fois n’ont dénoncé personne, comme sera le cas aussi au lycée bilingue d’Essos quelque temps plutard. Ensuite,
-         Les médecins de service à ce moment-là, avaient choisi, et c’est de leur droit, de se réserver face à la presse.
Dirait – on que l’absence de dénonciation justifie l’absence de sorcellerie ? Certainement que non. Il y a lieu plutôt de penser que la secte trouve progressivement le moyen de serrer la vice défectueuse qui jusque-là causait les fuites en dénonciation chez les victimes, en nommant par exemple en son sein un nouveau chef de département de la réduction au silence.
Aussi face au mutisme ou au rationalisme insistant de certains observateurs, les comités spirituels de vigilances se doivent de garder conscience vis-à-vis de la solidarité sorcière existante, même si d’autres attitudes, bien sûr, relèvent tout juste de la peur, de la naïveté ou de l’ignorance. Un sorcier à de fortes chances de soutenir moralement ou activement les agissements de lucifer, son maître. 
Après les analyses précédentes, saurait-on lever l’ancre, sans toutefois méditer un peu sur deux évènements troublants qui ont, de façon analogue, marqués bizarrement des groupes de jeunes scolaires du Cameroun ces dernières semaines ?
 
DES LETTRES A PROBLEME AU LYCEE DE MENDONG.
 
Le journal MUTATIONS dans son édition N° 1521 du vendredi 28 octobre 2005, relate sous la plume de Dorine EKWE, la découverte d’un réseau suspect d’amis invisibles dans ce lycée de la ville de Yaoundé. Ledit réseau s’étend à d’autres lycées de la capitale ou du pays et ses ramifications vont jusqu’à l’université et le monde des salariés. A cette occasion, l’administration du lycée a dépouillé une cinquantaine (oui encore la cinquantaine) de lettres qui étaient destinées à la distribution. Ainsi, le journal écrit :
En présence du proviseur du lycée, MEYE MBA Marie, une cinquantaine de lettres sont ouvertes et lues. Dans la plupart de ces missives, une constance se dégage. Les messages ont, pour la plupart, trait au sexe, aux relations entre les jeunes filles et les hommes plus âgées sont abordés. Dans l’une de ces lettres anonymes, et qui n’a qu’un numéro de code (IP09) le correspondant se confie à son ‘‘amie’’ à qui il dit avoir poussé son ami à sortir avec une fille pour le « libérer de ses esprits» .
Côté enseignant, cette phrase est interprétée de diverses façons et suffit à scandaliser les responsables de cet établissement qui crient à la manipulation. « Ce jeu est initié par quelqu’un d’étranger au lycée et, dans pareille situation, il est nécessaire que nous lui donnions notre accord. Ils ne l’ont pas jugé nécessaire puisqu’ils sont directement allés discuter avec les élèves qui se sont inscrits. Ce qui nous inquiète au lycée c’est le fait que ce soit davantage les filles qui se sont laissés prendre. Avec l’avènement des sectes et toutes ces mauvaises choses que l’ont rencontre actuellement nous avons pour obligation de nous méfier de ce genre de pratiques »,précise le proviseur qui n’est guère rassuré d’apprendre que des étudiants de l’université de Yaoundé I à NGOA-EKELLE et des salariés font partie du groupe. « Ce sont des filles et nous nous demandons bien jusqu’où ces personnes voudraient les entraîner », confie le Censeur N°3 EBOA Thamar.
Les élèves indexés ont regagné leurs salles de cours après une convocation au conseil de discipline du lycée. De leur côté, certains parents ont jugé nécessaire de transférer leurs élèves dans d’autres établissements, histoire de les mettre à l’abri de la tentation.
 Alors il y a là assez d’indices réels attestant de l’exploitation sexuelle et surtout sorcière de jeunes filles élèves. Peut-être un phénomène de transe en vue venait-il ainsi d’être interrompu avant terme, grâce à la providence qui a agit par l’entremise de M. FODOUOP, le censeur ayant détecté le réseau.
L’on lit que le réseau a été déployé au lycée par un étranger qui a passé outre l’administration du lycée pour aller contacter directement les élèves, tout comme au lycée de Mora où le malheur serait récemment arrivé par le nommé TEDEKA FOKA Eric Dupont un enseignant vacataire qui était là depuis trois semaines seulement.
Il se dégage de ce dernier constat que l’on devrait passer au peigne fin les présences étrangères dans les milieux scolaires, tous les jours et plus particulièrement les mercredis après midi, les vendredis après midi et les week-ends. 
Ces présences mauvaises, faute de pouvoir s’introduire à l’établissement, rodent parfois aux portails où elles peuvent recruter des élèves par voie de dialogue, d’affichage ou de prospectus, de façon très anodine.
Un club d’amis invisibles peut donc devenir un foyer de sorcellerie, une source silencieuse de démons pour enfants.
Après ce 24 octobre au lycée de Medong, c’est au tour d’un lycée de la Capitale économique de défrayer la chronique avec un évènement assez étrange également, survenu trois jours après.
 
DRAME AU LYCEE TECHNIQUE DE DOUALA KOUMASSI
 
Ce matin du jeudi 27 octobre 2005, la classe de 1ère B (Série économie) est en séance d’éducation physique (EPS) et précisément de saut en hauteur. L’élève YAMANOU KENMOE dans son deuxième essai à 1 m 45 se casse la jambe droite au niveau du tibia. Des élèves présents sur les lieux tombent, manifestent des troubles. Parfois, ils sont pris de tremblements, de fatigue, pour reprendre les termes de Jean Célestin EDJANGUE le reporter du journal Le Messager (voir édition du lundi 31 octobre 2005) à ce sujet.
Pour le professeur d’E.P.S. «… La blessure, spectaculaire est survenue dans ces circonstances tellement exceptionnelles que le choc a provoqué une vague émotive qui s’est emparée des élèves », et pour le médecin du SAMU, « Ce qui se passe ne peut en aucun cas être assimilé à de la transe ou à des séances d’envoûtement. C’est l’émotion et le choc provoqués par la soudaineté de l’accident sportif qui ont provoqué les comportements que l’on voit », propos recueillis dans la même édition de Le Messager. Voilà deux arguments rationalistes dignes d’attention certes, mais peut-être loin d’étancher totalement la soif de l’observateur soucieux.
En effet, le reporter poursuit par écrit : « Il est à noter que des élèves de la filière industrielle ont également été touchés par l’émotion et choqués. Résultat, dans cette filière aussi, on dénombre des élèves victimes de crises d’asthme alors qu’ils n’étaient pas de la classe qui avait évaluation sportive. » On peut se demander si ces derniers avaient eux aussi nécessairement vu l’accident se produire, depuis leurs positions géographiques. Sinon, est ce que l’asthme se transmettrait-il déjà par voie aérienne d’un individu à l’autre ?
Par ailleurs, en a-t-il toujours été ainsi dans nos établissements scolaires face aux accidents spectaculaires ? Si le fait était connu depuis les années quarante par exemple, alors ni personne, ni les médias n’en feraient plus allusion en terme d’information utile. Peut-on envisager actuellement, par exemple, un reportage sur la détection de cinquante cas de paludisme dans un hôpital ? Banal, non ? Lorsqu’un accident survient brusquement au marché ou dans la circulation routière cela provoque-t-il souvent des crises d’asthme aux jeunes gens environnants, pour ne considérer que cette tranche d’âge ? Les élèves victimes de cette crise du lycée technique étaient-ils garçons ou filles? Sinon, les femmes seraient-elles forcement plus sensibles à l’asthme que les hommes?
Si le phénomène était purement physiologique, l’on pourrait se demander malgré tout pourquoi une recrudescence de l’asthme en milieu scolaire ? Au lycée bilingue de Yaoundé la transe fait huit victimes après un cours d’E.p.s., et dans le cas du lycée technique de KOUMASSI, il y a eu huit victimes de ‘’crises d’asthme’’ après l’E.p.s. Bizarre ?
De toutes ces questions, l’on est en droit de s’interroger, si l’on extrapole un peu, si certains cas d’asthme ne seraient pas simplement les signes physiques d’un mal spirituel, une infection démoniaque par exemple, pourquoi pas ?
Pour en conclure, chacun pourrait contribuer en sollicitant même par email les avis et suggestions de quelques experts tels que Patrick NGUEMANDONG et le collectif des tradi-praticiens de « Africa-vie » (Africa N°1) sur www.africa1.com, ou sur www.asalla.com, et de l’Américaine le Dr Rébecca YODER(Brown) sur www.lesguerriersdelamoisson.com
Voilà deux faits scolaires assez proches du phénomène de la transe si bien répandu déjà. Etant donné le voile de mystère qui, jusque-là, entoure ces faits, il valait peut être la peine de les analyser dans cet article, dans le but toujours d’éclairer l’opinion sur la question posée. A présent, quelles leçons générales peut-on tirer de toutes les réflexions précédentes?
 
QUELQUES DISPOSITIONS PRATIQUES
Voici énumérées quelques dispositions pouvant aider au traquage de cette ombre maléfique qui hante désormais les milieux scolaires, prête à envoûter les jeunes élèves.
·        Les élèves se doivent d’être vigilants entre eux, afin de ne pas céder à des propositions suspectes qui pourraient leurs être faites par un camarade, un éducateur ou même un étranger au lycée.
·        Les vigiles devraient aussi redoubler de rigueur quant à l’accès au lycée, vis à vis des idées et des personnes suspectes.
·        Les chefs d’établissements bienveillants pourraient, en collaboration avec le personnel disponible, filtrer la coopération entre le milieu scolaire et les nombreux mouvements extérieurs aux ambitions publicitaires, culturelles, sportives ou éducatives etc., qui viennent à l’assaut de leurs établissements.
A cet effet, une refonte, possible des textes scolaires ne seraient pas mal venue, dans le but d’asseoir cette sélectivité des associations scolaires.
D’un autre côté, étant donné que la sorcellerie est tous les jours de plus en plus subtile et savante, les mesures ordinaires précédentes ne sauraient être véritablement efficaces. Plus opérantes sont surtout des actions à caractère spirituel. Il s’agirait peut-être :
·        D’ouvrir un débat permanent sur la sorcellerie et les sectes en particulier, par des conférences, des émissions médiatiques ou des réunions, afin d’élever la conscience de quelques naïfs et quelques innocents, car on ne tergiverse pas face à la sorcellerie.
·        La mise sur pied pour chaque établissement scolaire d’un comité spirituel de soutien peut être sans doute nécessaire, afin que les jeunes ne restent pas en pâture à cette nouvelle sorcellerie d’un autre genre. De tels comités de surveillances (à distance ou de prêt) pourraient être constitués de croyants et de médiums (prêtres exorcistes ou tradi-thérapeutes) de bonne foi (et c’est cela qui est un peu difficile à établir, puisque le bon grain et l’ivraie se confondent assez par cette époque) qui veilleront en permanence par des rites et des prières sur l’environnement scolaire.
·        Les parents d’élèves eux, devraient garder conscience de la sorcellerie qui épie l’individu aussitôt qu’il franchit le seuil de sa porte chaque matin. De ce fait ils peuvent tous les jours prier pour leurs progénitures à l’école, et plus encore que cela, leurs apprendre à prier tant pour eux-mêmes que pour les autres. La prière a toujours fait ses preuves contre le mal. Même le recours à des rites africains de protection et de purification peut apporter une assise spirituelle à l’enfant. Qui sait si les enfants victimes de la transe ne sont pas ceux à faible foi ou ceux n’ayant ni foi animiste, ni foi chrétienne ou ni foi musulmane etc. ?
Enfin, dans le même but spirituel que les trois mesures précédentes, serait-ce mauvais dans nos établissements scolaires publics privés laïcs, de faire une courte prière en début de chaque matinée et une autre en fin de chaque après-midi de cours ? Des prières standards, indépendantes de toutes confessions religieuses, il en existe, et il est aussi possible d’en concevoir. Même si parfois la prière fait du mal à certains, est-ce une raison pour ne pas implorer la grâce de Dieu sur de jeunes scolaires en proie à la sorcellerie de la transe ?
Des leçons, il en fallait, même si des zones d’ombre demeurent quant à la compréhension de ce phénomène de transe désormais devenu une réalité des milieux scolaires dans notre pays.
 
AUTRES INTERROGATIONS
Des questions, il en existe encore, qui puissent aider les observateurs intéressés pas la question, à mieux ajuster leurs analyses. Notamment :
·        Y aurait-il dans les établissements-victimes, des élèves filles ou garçons qui aient été envoûtés et qui pour une raison ou l’autre n’ont pas (encore) manifesté la transe ?
·        Les élèves ayant fait la transe gardent-ils ou non les souvenirs de leurs déclarations ou visions ? Que sont-ils devenus (‘’QSD ?’’), pourrait-on demander au journaliste Jean Materne NDI de la CRTV ? Ou tout autant,
·        A quand exactement, M. ANANI Rabier BINDZI (Canal 2 International) , remonte l’histoire de ce phénomène au Cameroun ?
·        Qui saurait décrire précisément la frontière éventuelle qui existerait entre certaines crises d’asthme et des infections démoniaques ?
·        Quelles chances les solutions rationnelles (réanimations, perfusions) ont-elles de résoudre ce problème plutôt irrationnel de la transe des élèves ? Bien peu probablement.
·        Y aurait-il un ordre particulier dans lequel les établissements scolaires sont attaqués les uns après les autres par le phénomène ? Saurait–on détecter    ledit ordre, s’il y en avait, déjà qu’il n’est pas par exemple alphabétique ?
·        La transe a–t–elle eu lieu dans des établissements de la zone anglophone du Cameroun ?
A-t-elle cours dans d’autres pays d’Afrique, d’Europe, d’Asie, d’Amérique ou alors ce phénomène serait-il simplement une autre spécialité du pays des ‘’Lions indomptables’’ comme les ‘‘villes mortes’’, la ‘’Feymania’’ ou encore les ‘’maillots sans manches’’?
Qu’en pensent les parapsychologies occidentales et orientales ?
 
Enfin, voilà livrée au public une réflexion individuelle sur la question de la transe dans l’enseignement secondaire au Cameroun. Ce brin de lumière sur le fait vise simplement à susciter le débat. Plus le silence perdure, plus le « monstre » est ignorée et il avance. Afin de protéger la jeunesse innocente, afin que cette jeunesse cesse d’être une réserve d’énergie à lucifer et ses agents, une lutte d’ensemble et permanente est indispensable. Avis à d’autres pays n’ayant pas encore connu ce phénomène de transe en milieu scolaire, car lucifer est par cette époque une star plus qu’internationale.
 
SOURCES :
1)     Mutations du mardi 04 octobre 2005
2)     Mutations du vendredi 28 octobre 2005
3)     Canal 2 International : Journal parlé du 25 octobre 2005 à 23 H ( Tu+1)
4)     Le Messager du lundi 31 octobre 2005
5)     Mutations du mardi 1er novembre 2005
6)     Canal 2 International : Emission « Retro » du lundi 07 novembre 2005à 06 H (TU +1)
7)     Canal 2 International : Journal parlé du samedi 19 novembre 2005 à 21 H (Tu+1)
8)     Cameroun tribune des 21 et 22 novembre 2005
9)     Le Figaro( National) N°005 du 24 novembre 2005 
 
Ampliations :
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-         Média
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-         Educateurs, parents, chercheurs etc.
 
 
 
 


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