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Plan de paix au Burundi (Archive)

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Mbanga le 01 Août 1996 

A M. le Représentant HCR/Cameroun

Objet : Proposition d’un plan de paix au Burundi.

Bonjour M. le Représentant,

Je viens très respectueusement auprès de votre haute personnalité, porter à votre attention, par la présente lettre, une approche de solution à la résolution de ce conflit, assez bouleversant déjà, qu'est le conflit burundai.

Je m'appelle KOM BERNARD, Enseignant de MATHS - INFORMATIQUE au lycée de MBANGA et CHERCHEUR libre. J'ai mené, en fait, à mon niveau, de petites  réflexions qu'après tout j'ai jugé non négligeables  pour  être évoquées.

Le conflit burundai, jusqu'à ce jour reste visiblement à la une des
préoccupations internationales africaines. Il y a peu de temps d'ailleurs qu'il a à
nouveau défrayé la chronique politique mondiale, par le génocide de 300
(trois cents)
TUTSI, suivi d'un coup d'état.                                              .

Cette recrudescence de la violence, même si elle peut susciter lassitude, oblige néanmoins  toute âme bienveillante, toute âme éprise de paix, à méditer franchement le sort de ce peuple déjà si gravement meurtri par la guerre. Comment s'empêcher pareille attitude, face à l'écho aigu et retentissant des multiples sonnettes d'alarmes lancées par les médias tous les jours, au sujet de ce foyer de tension ?

Dans cette optique, j'ai librement réfléchi, comme bien de ceux soucieux de la paix au Burundi. De ces réflexions, il s'en est dégagé quelques idées apparemment crédibles, que j'ai pensé pouvoir quant même porter à la connaissance des personnalités compétentes, que vous incarnez.

Nonobstant ma connaissance quasi légère des réalités intérieures burundaises, j'ose quelque peu espérer qu'une contribution individuelle aussi lointaine pourrait peut-être argumenter les multiples concertations au sujet de la situation politique de ce pays.

Au regard du conflit  national burundai, deux constats au moins peuvent être faits :

1- La tension persistante entre HUTU et TUTSI semble s'inspirer des rancunes déjà profondes et tenaces, enfouies dans les cœurs des uns et des autres, faisant du problème un grand arbre aux racines bien stables. Ensuite,

2- Les solutions internationales préconisées en ce moment, sont au risque d'être
inopérantes quant à une résolution quasi définitive du conflit. Sans nullement
sous estimer les efforts louables de toute la communauté internationale, il
apparaît tout de même que les propositions jusque-là faites ont semblé plutôt
couper les branches d'un mal qu'il faut déraciner, ou alors, elles ont aspergé de
la braise pourtant très ardente. L'idée d'une solution durable au conflit devrait, je
crois, être plus manifeste.

 

            De ces constats, subjectifs bien  entendu, ma pensée a évolué vers l'essai de solution ci-dessous résumé.

 

 

PLAN DE PAIX

1- Le conflit met en présence deux groupes ethniques, les HUTU et les TUTSI. L'on pourrait dans un premier temps dissoudre radicalement ces deux tendances ethniques en mettant sur pied le chantier du futur état HUTSI (de HUTU et TUTSI) dont la proclamation sera faite les années à venir. Ceci supposerait, par exemple, une révision constitutionnelle, même par voie référendaire, une refonte de quelques textes législatifs ou administratifs, dans le temps et la rigueur.

 

2- Encourager les mariages mixtes entre HUTU et TUTSI, cela dans le but d'asseoir à long terme une nouvelle civilisation, une culture mélangée. A cette fin, une nouvelle indemnité, par exemple, peut être créée, à l'intention des nouveaux couples mixtes, par l'état, et payable via les mairies. Appelons la "indemnité ou prime matrimoniale" ou quelque chose du genre. Elle peut être ponctuelle pour les uns et mensuelle pour les autres, les fonctionnaires par exemple.

 

3- Favoriser de même par des primes, le libre changement de nom (de HUTU à TUTSI et inversement) auprès des citoyens, ce qui traduirait une acceptation de l'autre, pour celui qui prendrait un nom de l'autre ethnie. De même, l'on pourrait proposer l'alternance successive (HUTU-TUTSI-HUTU-TUTSI etc.) des noms d'enfants au fur à mesure de leurs naissances. Tout ceci supposerait  l'établissement de nouvelles pièces administratives chez le sujet renommé. A cet effet, une "prime nominative", par exemple, par adulte ou par tête d'enfant renommé serait la bienvenue, si elle était maintenue pendant une période de 10 à 20 ans environ.

 

4- Faire disparaître des différents imprimés officiels l'éventuelle mention "ETHNIE" ou "TRIBU D'ORIGINE", puisque tout citoyen sera devenu HUTSI.

 

5- Création par l'Etat d'une nouvelle zone urbaine d'habitation ou de lotissement, où seront privilégiées les familles déjà mixées.

 

6- Faire de la "double ethnicité" un autre critère plus ou moins important de promotion sociale autant que le travail, la discipline, la ponctualité etc.

    7- Création d'une émission radio diffusée ou télévisée, bihebdomadaire, par exemple, pour une campagne médiatique de sensibilisation, en faveur d'un nouvel esprit, d'un nouvel état burundai, de la "double ethnicité" etc.

Cher Monsieur le Représentant, voilà résumé en quelques points le fruit de mes réflexions sur le conflit burundai. Je vous l'ai livré tel que je l'ai ressenti en moi, dans l'espoir que l'on puisse peut-être en tirer quelque chose de bon. Vous estimez mieux, sans doute, les chances de faisabilité d'un tel programme. Il s'avère coûteux dans son application, mais, une éventuelle assistance financière internationale à l'état burundais, moyennant une gestion rigoureuse et suivie pourrait porter des fruits.

Enfin, ce programme, s'il venait à être bien réajusté, pourrait s'adapter à d'autres foyers mondiaux de tensions, africains ou non.

 

Cher Monsieur, j'ose penser, dans l'intérêt supérieur de la paix mondiale, que ces propositions feront, de votre part, l'objet d'une attention, certaine.

Bonne santé à vous et mes vives salutations.

MBANGA le 01 Août 1996

KOM BERNARD SIC Lycée de MBANGA B.P. 097 Tél. : 49-36-64

Abonné N°1 au 49-35-47 (Tél.)

 

 

      Ampliations

 

-    HCR/Cameroun, Yaoundé.

-    Ministère de L’administration territoriale, Yaoundé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



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